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Née en Tunisie où elle passe une partie de son enfance, Sandra Bessis vit successivement dans divers pays avant de s'installer à Paris, où elle habite depuis l'âge de 18 ans. Parallèlement à ses études universitaires littéraires, elle étudie la guitare classique et le chant.

 

Depuis la fin des années 80, elle explore
le territoire des musiques séfarades, crée divers spectacles en compagnie de musiciens d’horizons divers et participe
à de nombreuses manifestations culturelles et festivals.

 

Considérée comme une des meilleures représentantes contemporaines
de ce répertoire, elle est depuis lors régulièrement invitée dans de nombreuses villes françaises, ainsi qu'à l'étranger (Espagne, Italie, Grèce, Tunisie, Maroc, Suisse, Allemagne, Belgique, Croatie, Etats-Unis…) et se produit régulièrement sur diverses scènes pour faire vivre ces musiques.

 

Elle est également invitée à chanter dans des festivals de musique sacrée
et participe à diverses créations
en compagnie d’autres interprètes, représentant les traditions orientales,
tant profanes que sacrées, ou sur le thème de la rencontre et du partage entre les diverses traditions musicales du bassin Méditerranéen.

 

Son premier CD, « D’une lointaine Espagne », paraît en 1992, sous le label ARB music. Avec le flûtiste John Mac Lean, elle se promène dans le répertoire des chants judéo-espagnols en laissant libre cours à la créativité et à la fantaisie, jouant sur les timbres et les instruments, de la flûte de berger au saxophone.

En octobre 1994, elle crée à Paris, avec
la pianiste Monique Bouvet, chef de chant à l’Opéra de Paris, et sous la direction de Jean-Marie Lehec, un spectacle intitulé “España!”, à partir des mélodies populaires espagnoles harmonisées par Federico Garcia Lorca et des mélodies espagnoles de Maurice Ohana.

Après la parution d’un deuxième CD
de chants judéo-espagnols, « Paseando », en 1996, elle propose un nouveau spectacle autour des chants de noces :

« Bodas ! » Ce spectacle donne lieu à l’enregistrement et la parution d’un troisième CD, toujours sous le label ARB music, en septembre 2001.

Son CD « Entre deux rives », fruit d’un enregistrement « live » à la Synagogue
de Carpentras pour le festival international des musiques juives, sorti
en octobre 2005, opère une sorte de
« retour aux sources », croisant chants séfarades et autres chants de la Méditerranée, notamment arabo-andalous.

En 2006,  avec Rachid Brahim-Djelloul et Noureddine Aliane, elle crée un spectacle mêlant bribes de contes, de Grenade
à Istanbul, Bouqalat, poésies populaires des femmes d’Alger, fragments d’histoires, d’Histoire, venant ponctuer romances, pièces instrumentales, kantigas, mouwachahat et coplas. Déambulation jouant sur les registres parlé, chanté, raconté, joué, parcourant à nouveau
les chemins de la transmission, d’une rive à l’autre de la Méditerranée.

 

Avec l’ensemble Naguila, elle participe
au « voyage de Sefarad ». Le spectacle, créé à Montpellier en décembre 2009,
a été joué en France et en Suisse au cours de l’année suivante.
Sandra Bessis a été invitée à participer
à la dernière création du groupe Bratsch
« Orient mon Amour, mélodies et poèmes des rivages méditerranéens ».
Le spectacle, créé le 7 mai 2010 à l’Agora d’Evry, a été accueilli sans interruption entre 2010 et 2013 dans nombre de grandes scènes nationales françaises. (Avec Bratsch, Trio Yashaa!, Iurie Morar, Arayik Bakhtikyan, Kamilya Jubran, Youssef Hbeisch, Jasser Haj Youssef, Noureddine Aliane, Rachid Brahim Djelloul, Sandra Bessis, et le poète Salah Al Hamdani). « Cordoue 21 - Sur les traces de Sefarad », sorti en 2013 sous l’égide de l’Autre Distribution, est son cinquième opus consacré à ces répertoires.

 Sandra Bessis y réunit autour d’elle Rachid Brahim-Djelloul au violon et à
la voix, Noureddine Aliane au  ‘oud, au mandole, Jasko Ramic à l’accordéon, Yousef Zayed aux percussions et au bouzouk, Théo Girard à la contrebasse
et Araik Bakhtikian au doudouk,  pour
un nouveau voyage musical, libre déambulation en mer Méditerranée, qui se joue des langues et de leurs identités respectives.

 

Salué par la critique et le public, le concert « Cordoue 21 » a été accueilli sur de nombreuses scènes et festivals, en France et en Suisse.

 

Elle crée également en 2013, au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes, avec Mireille Diaz-Florian et Jasko Ramic, la lecture en musique «Toute chose au monde m’est nouvelle », choix de textes et de poèmes de Sophie Bessis, Aimé Césaire, Mahmoud Darwich, Nancy Huston, Leïla Sebbar, Saint John Perse, Anna Seghers et Catherine Simon.

 

En 2015, elle écrit et crée le spectacle musical « Mare Nostrum, histoires
et chansons voyageuses ».Trois tableaux
y mettent en scène, en voix, une femme qui laisse remonter en elle traces, ombres et parfums du Mare Nostrum, échos
et romances des exilés, et quelques figures de femmes. Femmes qui chantent, transgressant l’ordre des hommes.

Depuis trois ans, ce spectacle, jouant sur l’intimité avec le public, a été accueilli plus d’une trentaine de fois, en France,
en Italie.

Les spectacles de Sandra Bessis sont une invitation au voyage dans l’univers musical puisant aux sources de l’Andalousie médiévale, puis continuant de cheminer dans les Orients qui héritèrent de sa décomposition, tel qu’il résonne pour nous, ici et maintenant.

 

 

« Ces chants sont vivants, ils témoignent d'une histoire extraordinaire, longue de près de cinq siècles. Tout au long de cette traversée du temps et de l'espace, depuis l'Espagne médiévale,
les voix des femmes et des hommes ont permis qu'ils se perpétuent, dénouant et renouant, recomposant, patiemment et infiniment, les fils de la mémoire et de la nostalgie. Ces chants-là courent d'une rive à l'autre de la Méditerranée, mariant les sonorités de cet Orient si proche, où se sont croisés et succédés Grecs et Latins, juifs, chrétiens et musulmans, tsiganes, Arabes
et Ottomans, et tous ceux qui ont, de gré ou de force, arpenté ces chemins. Les chants séfarades croisent sur leur route la musique arabo-andalouse, les ballades et les danses des noces balkaniques, et se souviennent des temps de la Reconquête chrétienne en Espagne. Airs traditionnels, populaires ou savants, où divin et humain se rejoignent... C'est le dernier soupir du Maure, Boabdil contemplant une fois encore les murailles de l'Alhambra définitivement perdue, c'est le trésor des séfarades abandonnant la terre espagnole et trouvant refuge chez le Sultan, ce sont les poèmes élégiaques des musulmans d'Espagne et les odes à la Vierge de la Cour d'Alphonse le Sage, ou les refrains des tavernes de Salonique... Le choix des morceaux, l'association des uns avec les autres, âgés de plusieurs siècles ou compositions récentes, les arrangements et l'instrumentation, sont pour nous « l'air du temps » : les langues s'y côtoient, les rythmes, les émotions, les ambiances. C'est une façon de perpétuer à notre manière le fil de cette anti
que tradition. »

 

Sandra Bessis - à propos du répertoire judéo-espagnol

 

Rachid Brahim Djelloul est violoniste, musicologue et directeur artistique de l'ensemble Amedyez. Il travaille aussi bien
avec des formations de musique classique que de musiques traditionnelles et populaires du monde, en particulier les musiques
de la Méditerranée. Né à Alger, il poursuit en France sa formation théorique et pratique et joue dans de nombreux orchestres symphoniques, en musique de chambre et comme soliste.

Rachid Brahim-Djelloul a également participé à de nombreux enregistrements tant de musique classique et traditionnelle
que de jazz et de variété. Enfin, il crée une classe de violon ainsi qu’une chorale de chants de la Méditerranée à l'ENM
de Gennevilliers, où il enseigne depuis 2005 (musiques de tradition méditerranéenne).

Rachid Brahim Djelloul s’est dernièrement produit, en tant que violoniste, chanteur et directeur artistique, sur des scènes aussi prestigieuses que le Théâtre de la Ville, le Théâtre des Champs-Élysées, le Châtelet, la Cité de la Musique, le Festival d’Art lyrique
 d’Aix-en-Provence ou à l’Unesco. Il joue avec Sandra Bessis depuis une dizaine d’années et a assuré la direction musicale du CD
« Cordoue 21 - Sur les traces de Sefarad. »

 

Jasko Ramic Tsigane de Serbie, formé à la fois par la musique traditionnelle de son pays et par le conservatoire de Moscou,
Jasko Ramic est un maître de l’accordéon. Sa carrière est celle d’un musicien de fêtes populaires mais aussi celle d’un soliste reconnu
et récompensé par différents prix de concours internationaux dont le 1er Prix d’accordéon solo à Venise, en 1984.

Soliste et arrangeur de la fanfare Haidouti Orkestar, Jasko Ramic accompagne nombre de groupes et de chanteurs et a enregistré pour les Gipsy Kings et La Caravane passe. Il s’est produit dans de nombreuses villes d’Europe et de France, pays où il vit depuis le début des années 2000 et compose également pour la Comédie française. Il a travaillé à plusieurs reprises et sur divers projets,
tant avec Sandra Bessis qu’avec Rachid Brahim-Djelloul.

Cette chanteuse sait faire revivre comme aucune autre cette mémoire d'un exil qui chante une Espagne à jamais disparue.

 

Le Sud-Ouest

 

 

Voix ample, déclamation frissonnante, Sandra Bessis porte, en lointain héritage, le chant judéo-espagnol
de l’Andalousie musulmane...
Son chant embrasse en
fait toute la Méditerranée, parce qu’il est nomade et ornementé.

 

Libération

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